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Le vrai enjeu et ses effets possibles sur la nature
Ce week-end de janvier, vous avez peut-être simplement envie de rester au chaud. Pourtant, dehors, les oiseaux filent d’une haie à l’autre dans un froid sec de 2 ou 3 degrés. Or, si vous les comptez mal, les données recueillies perdent une grande partie de leur intérêt.
En effet, le comptage national des oiseaux se joue en seulement une heure, les 24 et 25 janvier. Si vous notez des doublons, ou si vous confondez deux espèces, les scientifiques reçoivent alors un signal brouillé. À la longue, ce flou complique vraiment le suivi des populations en déclin.
La solution simple et l’outil discret qui change tout
Imaginez-vous avec votre mug fumant près de la fenêtre, carnet en main. Bonne nouvelle : vous pouvez préparer ce comptage tranquillement dès la semaine précédente. Chaque jour, quelques minutes suffisent pour regarder vos mangeoires sans pression.
Au fil des jours, votre œil s’habitue progressivement aux silhouettes. La mésange bleue, plus vive et nerveuse, le merle sombre au ventre rond, le moineau plus trapu. Peu à peu, votre jardin se transforme en un véritable poste de surveillance, familier comme un salon extérieur où vous reconnaissez tout le monde.
Vous hésitez peut-être, vous vous dites que vous n’êtes pas assez expert. Pourtant, ce n’est vraiment pas un problème. Le programme a justement été pensé pour tous. Vous faites simplement de votre mieux, avec un minimum de préparation, et vous laissez la précision venir surtout de la méthode plutôt que de votre niveau.
Mode d’emploi concret : étapes, timing et astuces
Voici maintenant, de façon très pratique, la manière de procéder, telle que je la suis chaque année dans mon propre jardin, avec mes notes parfois un peu griffonnées, mais redoutablement efficaces.
- Choisir votre heure entre le 24 et le 25 janvier, quand la lumière est correcte, vers 10 ou 11 heures. Installez-vous face à vos mangeoires ou à un coin d’arbustes, et restez tranquille, sans bouger, pendant soixante minutes.
- Observer quelques jours avant, cinq à dix minutes, le matin ou en fin d’après-midi. Repérez les habitués, leur manière de se poser, les couleurs de la poitrine, la taille du bec. Notez aussi si la fréquentation grimpe lorsque le gel s’installe.
- Noter pour chaque espèce le nombre maximal d’individus vus en même temps. Par exemple, trois moineaux sur la mangeoire : vous écrivez 3. Plus tard, un seul moineau revient : vous laissez 3. C’est ce pic de présence qui compte, et non la somme de tous les passages.
- Vérifier vos mangeoires avant le jour J. Remplissez-les avec des graines adaptées, en limitant le pain. Veillez à garder la nourriture sèche, à l’abri de l’humidité qui stagne autour de zéro degré, afin d’éviter les moisissures.
- Transmettre vos résultats sur le site du programme Oiseaux des Jardins. Indiquez le type de jardin (ville ou campagne) et l’heure choisie. En quelques clics, vos notes manuscrites se transforment alors en données scientifiques précieuses.
Si vous doutez pour une espèce, mieux vaut ne rien inscrire plutôt que d’inventer. Vous pouvez aussi prendre rapidement une photo d’un oiseau posé, puis vérifier plus tard avec un guide ou une application, sans casser votre concentration sur le moment.
Les signes que tout se passe bien et la suite à donner
Quand tout roule, vous voyez très vite un petit ballet organisé autour des mangeoires. Les mêmes groupes reviennent, les comptages se stabilisent, et vous vous sentez plus détendu. Votre carnet se remplit alors de chiffres cohérents, sans cette impression de confusion qui décourage.
En parallèle, ce moment calme vous rappelle que votre jardin abrite une vraie petite faune discrète. En participant une heure, vous contribuez au suivi des évolutions, des chutes de population et des espèces qui progressent. Ce simple geste vaut largement le temps investi, même s’il fait seulement 3 degrés.
Après ce week-end, vous pouvez d’ailleurs garder une mangeoire active jusqu’à la fin de l’hiver. Vous observez alors les variations selon la météo, la neige ou le vent. Et, si le cœur vous en dit, vous participerez sans doute aux prochains comptages, un peu plus sûr de vous, carnet déjà prêt.
FAQ
Quel est l’objectif du comptage national des oiseaux des 24 et 25 janvier ?
L’objectif est de suivre l’évolution des populations d’oiseaux, notamment celles en déclin. Des données précises permettent aux scientifiques d’analyser les tendances sur le long terme.
Comment bien préparer le comptage avant le week-end ?
Il est conseillé d’observer quelques minutes par jour la semaine précédente pour se familiariser avec les espèces, leurs silhouettes et comportements. Cela aide à limiter les confusions et les erreurs le jour J.
Quelle méthode utiliser pour compter correctement les oiseaux ?
Pendant une heure, on note pour chaque espèce le nombre maximal d’individus vus en même temps, sans additionner tous les passages. Par exemple, si vous voyez au maximum trois moineaux simultanément, vous inscrivez 3.
Que faire en cas de doute sur l’identification d’un oiseau ?
Il vaut mieux ne rien inscrire plutôt que d’inventer une espèce. Vous pouvez prendre une photo rapide pour vérifier plus tard avec un guide ou une application.
Comment optimiser l’installation des mangeoires pour le comptage ?
Il faut vérifier et remplir les mangeoires avec des graines adaptées, en limitant le pain, et garder la nourriture sèche pour éviter les moisissures. Une installation visible depuis un point fixe facilite l’observation continue pendant une heure.


